Le
Mouvement pour une école moderne et ouverte —le MÉMO— est un parti
politique qui œuvre sur la scène scolaire montréalaise depuis 1987, plus
particulièrement sur le territoire de la Commission scolaire de Montréal.
Il
regroupe, de près ou de loin, occasionnellement ou de façon soutenue, des
milliers de personnes, intéressées par divers aspects de la vie scolaire
montréalaise et regroupées pour faire valoir leurs valeurs, idées et
aspirations pour une école moderne et ouverte.
Le
MÉMO a travaillé activement à faire changer le statut confessionnel des
commissions scolaires afin de favoriser l'ouverture et l'accueil des
institutions scolaires et s'assurer que le caractère confessionnel ne
constituait plus un frein à l'intégration de tous les élèves. Les
commissions scolaires linguistiques sont une réalité depuis le 1er
juillet 1998.
Sur
la scène politique scolaire, son organisation démocratique, son programme et
son mode de financement transparent font du MÉMO une expérience
démocratique inégalée.
Le
MÉMO a présenté des candidatures à toutes les élections scolaires,
générales ou partielles, depuis sa fondation. En 1987, à son premier essai,
il faisait élire quatre commissaires MÉMO, À l'élection de 1990, il
détenait neuf des 21 sièges du Conseil des commissaires. En 1994, le MÉMO
obtenait une majorité de sièges avec 10 commissaires. Une coalition, formée
du regroupement scolaire confessionnel (RSC) de Michel Pallascio et de deux
Commissaires unis pour le renouveau scolaire (COURS), a toutefois empêché
l'exercice de cette majorité relative.
Lors
de l'élection de
1998, le MÉMO a remporté quinze des 21 sièges, lui permettant ainsi
de diriger la première commission scolaire linguistique francophone de
l'histoire du Québec. Quelques mois plus tard, cinq commissaires dissidents
rejoignaient Michel Pallascio et le RSC pour former une coalition majoritaire.
En
avril 1999, l'assemblée générale des membres du MÉMO, qui réunissait plus
de 350 membres, a exclu de ses rangs les commissaires transfuges, les invitant
à mettre leur siège en jeu à l'occasion d'une élection partielle. Ces
derniers se sont bien gardés de se soumettre à ce verdict démocratique.
La
population, qui a élu le MÉMO avec une forte majorité, se voit donc privée
de son choix et dans l'obligation d'attendre les élections
de 2003 pour rétablir sa volonté.