COMMUNIQUÉ
Pour diffusion immédiate
Être redevable et responsable
envers
les jeunes qui décrochent
Montréal, 28 août 2001. - " L'école c'est
secondaire. L'expression est, on s'en souvient, de Sol. À sa manière,
l'humoriste-poète nous rappelait à nos devoirs, suggérant que lorsque l'école
passe au second plan des préoccupations des adultes, c'est la motivation des
jeunes qui écope. On le sait, cela se traduit par un fort taux de
décrochage ".
C'est en ces termes que
Les commissaires du MÉMO
sont, en effet, fortement préoccupés par le haut taux de décrochage scolaire
qui n'a pas baissé depuis plusieurs années. " Les risques de
décrochage, pour les élèves de Montréal, sont toujours beaucoup plus élevés
qu'ailleurs au Québec ", a rappelé madame De Courcy.
Aussi, la proposition,
disponible sur le site du MÉMO en faisant le www.memo.qc.ca, vise-t-elle à mettre en place, dans
chaque regroupement, un service pour les élèves qui décrochent. Ce service
devra notamment garder le contact pendant trois ans avec chaque élève qui aura
décroché, informer l'élève des services que la CSDM ou d'autres institutions peuvent
lui offrir pour compléter ses études. Bref, manifester à l'élève que la CSDM
reste disponible pour l'accompagner dans son développement, même s'il n'est
plus inscrit aux études.
" Nos écoles sont
responsables de tous les jeunes, incluant ceux qui ont décroché. Nous devons
garder un lien, leur dire qu'ils seront accueillis et conseillés s'ils
reviennent vers nous ", commente
La proposition entend
également établir des collaborations avec les autres organismes qui ont un
mandat d'intervention auprès des jeunes, notamment les CJE (Carrefour Jeunesse
Emploi), et qui rejoignent souvent les mêmes personnes. Enfin, pour faire
connaître ces nouveaux services, pour renseigner et accompagner les élèves qui
ont décroché, la proposition encourage, entre autres, l'utilisation du site
Internet de la Commission scolaire.
" Lorsqu'un élève
décroche, l'école rompt pratiquement tous ses liens avec lui. Il faut parfois
attendre plusieurs années avant que cette personne ne revienne à l'éducation
des adultes, si elle revient, explique
De plus en plus de voix,
d'ici ou provenant des pays membres de l'OCDE (Organisme de coopération et de
développement économiques), proposent de revoir l'organisation de l'école
secondaire. Plus près de nous, le Forum Jeunesse de l'île de Montréal, lors de
son événement annuel, a réitéré à quel point les jeunes trouvent l'école dépersonnalisée
et démotivante. L'Association étudiante du secondaire de la CSDM mettait en
évidence, quant à elle, certaines pratiques administratives qui constituent des
freins à la réussite.
" La
proposition ne prétend pas régler d'un seul coup la problématique du décrochage
scolaire. La mutation de l'école secondaire ne pourra se faire rapidement. En
attendant, il faut mettre en place des mesures de soutien, rejoindre les jeunes
là où ils sont et ne pas laisser les élèves qui décrochent à eux-mêmes ",
conclut la présidente.
Parallèlement à ces
mesures, le MÉMO propose que la Commission scolaire procède à un recensement
des pratiques administratives qui pourraient être nuisibles à la réussite des
élèves et en fasse rapport au Conseil. On pense ici au retrait des manuels
scolaires plusieurs jours avant le début de la session des examens, aux mesures
de suspension des élèves, à la politique de remplacement du personnel
enseignant, entre autres.
Enfin, le MÉMO, qui avait
été un des premiers à dénoncer les taux élevés de décrochage scolaire en 1993,
alors que le sujet était encore tabou, propose de reprendre l'étude
longitudinale sur le décrochage et de la mettre à jour, tout en s'attardant sur
le nombre d'unités obtenues par les élèves relativement au nombre requis pour
l'obtention d'un diplôme.
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DES ÉCHOS DE CE COMMUNIQUÉ:
Un projet d'aide aux décrocheurs
Isabelle Bérubé
Journal MÉTRO
Mrecredi 29 août 2001,
page 13
DÉCROCHAGE Si les commissaires l'appuient, la
présidente de la Commission scolaire de Montréal,
Les jeunes qui quittent
les bancs de l'école arrivent parfois à décrocher un petit boulot qui les rend
fébriles, mais la dure réalité les rattrape un peu plus tard. "À la seconde, les questions économiques commencent à surgir et les
décrocheurs commencent à avoir besoin d'aide ", indique-t-elle.
Ce nouveau service se
différencierait de ceux déjà offerts en allant au-devant des jeunes plutôt que d'attendre que les jeunes en difficulté sollicitent de
l'aide. Ainsi, des intervenants seraient embauchés pour relancer ces
décrocheurs, les rappeler, les questionner, leur offrir de l'aide.
CSDM
L'accent
sur la lutte au décrochage
LE DEVOIR
Mercredi 29 août 2001,
page A4
La présidente de la CSDM,
Dans un document qui sera
présentée ce soir au Conseil des commissaires, le Mouvement pour une école
moderne et ouverte (MEMO) proposera, en outre, de faire un recensement
"des pratiques administratives et de gestion susceptibles d'avoir un
impact négatif sur la performance des élèves". C'est le cas, par exemple,
lorsqu'un élève est suspendu de l'école pour une raison ou pour une autre.
"Cela a un impact sur
sa motivation et son sentiment d'appartenance à l'école", croit