Communiqué
Pour diffusion immédiate
Un "conseil d’établissement" à l’échelle de la commission scolaire pour assurer une veille de la réforme
Montréal, 7 septembre 2000. — "La réforme qui s’amorce est exigeante. Sa réussite dépend de la confiance et de la vigilance de tous les acteurs et partenaires. Les attentes sont élevées, l’enthousiasme et l’inquiétude sont présents. Il faut permettre des temps et des espaces d’échanges, d’évaluation et d’ajustement, pour s’assurer que les parents, les enseignants, les gestionnaires et les commissaires partagent et continuent de partager, une vision commune de la réussite scolaire, et ce, tant au plan local qu’au plan montréalais." C’est en ces termes que la présidente de la Commission scolaire de Montréal, Diane De Courcy, a rendu publique la proposition qu’elle soumettra au Conseil des commissaires sur le suivi de la réforme éducative.
La proposition de madame De Courcy crée un comité de veille de la réforme où se retrouvent les mêmes partenaires que dans un Conseil d’établissement, à l’échelle de la commission scolaire. Les représentants des enseignants, des professionnels, des employés de soutien et des cadres scolaires, les représentants des parents et des élèves et les représentants des citoyens auront à s’informer, à s’interroger sur les problématiques et défis que la mise en place de la réforme et les plans de réussite posent à l’organisation scolaire.
"Plusieurs réserves ont été émises sur les données récemment rendues disponibles par le ministère de l’Éducation, a rappelé la présidente. Ces informations nous seront peut-être utiles; pour l’instant, elles sont aveugles. Il faut examiner chacun des milieux pour retrouver la signification réelle de ces chiffres, sans complaisance mais en toute connaissance de cause. Cette analyse commune, d’abord faite localement, permettra de dégager des objectifs partagés, d’identifier les ressources requises et de puiser à même nos expériences respectives pour innover.
"Je suis loin d’être convaincue que l’approche par électrochoc, adoptée par le MEQ pour mobiliser les milieux, soit la meilleure. Cela étant, nous allons faire avec. J’espère que le résultat de notre travail, soit la somme des plans de réussite, des projets novateurs et des ressources requises pour les réaliser, aura aussi un effet d’électrochoc sur ceux qui détiennent les cordons de la bourse et qui n’ont cessé de les resserrer depuis des années."
Le mandat confié au comité de veille est large et ouvre sur tous les volets de la réforme. Il pourra aborder les questions entourant l’évaluation des apprentissages et la promotion des élèves, par exemple, l’organisation par cycle et les autres façons d’organiser l’école pour tenir compte des rythmes d’apprentissage différents ou encore le redoublement et les mesures de soutien continues, etc.
Le comité pourra se pencher sur les concepts véhiculés par le nouveau curriculum; qu’on pense à la question des compétences transversales ou du savoir-agir; comment ces idées-forces se traduiront-elles concrètement dans les milieux? quels sont les rôles et les responsabilités de chacun?
L’objectif de ce comité étant de créer des espaces de discussions et d’évaluation, toutes les questions pourront y être abordées et le comité pourra faire toutes les recommandations qu’il jugera utiles.
En formulant cette proposition, madame De Courcy donne suite à des orientations qu’elle avait annoncées dans un texte rendu public en début d’année. Elle y proposait que le Conseil des commissaires joue un "rôle de facilitateur et de rassembleur" autour des besoins exprimés par les communautés éducatives locales.
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