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Nouvelle
politique pour les écoles à projet particulier de formation « Les frais doivent être minimes pour assurer l’accessibilité de ce type d’école » -
Louise Mainville, commissaire MÉMO
Montréal, 8 avril 2002.
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La
Commission scolaire de Montréal (CSDM) a instauré le 8 mars 2000 un
moratoire sur toute ouverture de projets sélectifs particuliers de
formation dans les écoles du secteur jeune, et cela jusqu’à
l’adoption d’une politique sur le sujet. Prévue au conseil des
commissaires du 27 mars dernier, l’adoption de cette politique d’écoles
à projet particulier a été reportée à cette semaine, soit mercredi 10
avril 2002. Le Mouvement pour une école moderne et ouverte (MÉMO) a en
effet déposé une série d’amendements ayant comme point commun de
« facilité l’accessibilité » de ce type d’école
« qui répond favorablement à la demande de certains parents et qui
peut avoir des effets bénéfiques sur la réussite éducative de certains
élèves ». « Nous
espérons notamment que le conseil tiendra compte de la préoccupation
financière des parents car, pour certaines écoles, les frais inhérents au
projet coûtent plus de 200 $ par élève.
Nous sommes en droit de nous poser la question : l’école
est-elle toujours publique ? », de commenter la commissaire Louise
Mainville, au nom de ses collègues. Le MÉMO souhaite à cet égard que le
Comité du budget de la CSDM soit mandaté pour voir à limiter les
contributions exigées des parents - actuels et futurs -
et de demander au ministère de l’Éducation d’assurer un soutien
financier à ces écoles lors de leur approbation.
Par
ailleurs, en plus de ne pas vouloir priver les élèves d’une école de
leur quartier, madame Mainville explique que le MÉMO aimerait aussi que
l’on privilégie des passerelles entre le projet particulier d’une école
ciblée et les écoles environnantes. « Ce phénomène se passe aussi
avec des volets particuliers et les autres élèves de l’école. Par
exemple, à l’école Joseph-François Perreault, une concentration musique
fait en sorte que la musique est offerte en option aux autres élèves.
Cette pratique est de plus en plus courante dans les écoles à projet
particulier de la CSDM et c’est une très bonne chose que la politique en
tienne compte dans ses orientations. » Finalement, le MÉMO croit profondément qu’il n’est pas nécessaire de sélectionner les élèves sur leurs performances académiques lorsque le projet ne constitue pas une formation enrichie. « Souvent, par exemple, nous exigeons des enfants qui pratiquent un sport de compétition plusieurs heures par semaine des notes supérieures à la moyenne. Et cela, même si ces enfants subissent une compression académique! Qu’il suffise que ces enfants soient en situation de réussite académique et leur amour du sport fera la différence. Que ce soit en arts, en sports ou en langues, qui sait, à cause de ces critères, si nous ne perdons pas chaque année de grands champions ou de grandes musiciennes… ou tout simplement des élèves qui auraient pu ainsi s’approprier leur école! », de conclure Louise Mainville. –
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