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Listes
d'attente en francisation
La
majorité au conseil de la CSDM ne reconnaît pas l'urgence d'agir
Montréal, le 26
mars 2003. — Plusieurs
centaines d’allophones de Montréal sont présentement privés de
cours de français, faute d’enseignantes et d’enseignants. En
septembre, ce nombre sera d’environ 1500 si rien n’est fait.
Pourtant, la coalition majoritaire au Conseil des commissaires de la
Commission scolaire de Montréal (CSDM) a rejeté ce soir une
proposition présentée par le Mouvement pour une école moderne et
ouverte (MÉMO), qui demandait la création d’un comité
de travail patronal-syndical-universités afin d’étudier plusieurs
pistes de solution et faire des recommandations pertinentes pour régler
le problème rapidement.
« Il
est regrettable que des allophones doivent encore attendre pour apprendre le
français, déclare la présidente du MÉMO et présidente de la CSDM, madame
Diane de Courcy. On refuse de reconnaître l’urgence de la situation :
c’est odieux ! Nous nous butons à la force de l’inertie. »
Mme
De Courcy rappelle en effet que depuis le mois de janvier près de 250
allophones dans le quartier Parc-Extension ne peuvent profiter de cours en
francisation, faute d’enseignants. Et le problème risque de s’aggraver
avec l’ouverture d’ici quelques mois de nouveaux locaux pouvant accueillir
quelque 1000 personnes dans Côte-des-Neiges.
« Malgré ce
refus, les commissaires du MÉMO seront vigilants et demanderont régulièrement
des comptes à la majorité actuellement au pouvoir à la Commission scolaire
afin de sortir le plus rapidement possible de cette impasse », de
conclure déçue la présidente de la CSDM.
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