Ajout de 2 journées pédagogiques supplémentaires
" Consultation-bidon, négociation parallèle, agenda caché, voilà ce qui résume la façon de faire de la coalition majoritaire à la CSDM ! "
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Diane De Courcy
Montréal, 19 juin 2001.
— " Au nom de le réforme, on vole du temps aux élèves. Plus encore, tous les moyens ont été pris par la coalition majoritaire de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) pour réaliser un agenda caché qui pourrait accorder, de façon récurrente, deux journées pédagogiques supplémentaires au personnel enseignant à partir de la prochaine année scolaire. Et dire que, depuis que cette coalition dirige la CSDM, jamais n’a-t-on pris le temps d’analyser les performances scolaires de ceux à qui on vole encore du temps. "La présidente du Mouvement pour une école moderne et ouverte (MÉMO) et présidente de la CSDM, madame Diane De Courcy, est choquée que, au conseil des commissaires du mercredi le 20 juin 2001, la coalition majoritaire au conseil entende inscrire en bonne et due forme deux journées pédagogiques supplémentaires au calendrier scolaire.
" Deux journées qui n’ont absolument rien à voir avec la réforme scolaire, telle qu’on le laissait entendre il y a une quinzaine de jours, en faisant adopter une résolution pour tenir une consultation qui n’est, en fait, que de la poudre aux yeux! Que fut cette consultation?, s’insurge madame De Courcy. Consultation-bidon, négociation parallèle, agenda caché, voilà ce qui la résume! "
La présidente du MÉMO rappelle en effet que le 15 mai dernier, le commissaire Robert Cadotte, membre de la coalition, faisait adopter par le Conseil une résolution visant à consulter parents, syndicats et autres associations sur " la pertinence de tenir l'an prochain, de façon exceptionnelle, deux journées pédagogiques supplémentaires dont le contenu d'une demi-journée serait défini par la Commission scolaire de Montréal ". Le commissaire Cadotte justifiait cette résolution en référant au besoin des enseignants de " mieux s'approprier la réforme pédagogique en cours ".
" Pourtant, commente Diane De Courcy, la coalition nous propose aujourd’hui, notamment, qu’une partie de ces journées (l’avant-midi du 22 avril 2002) porte sur l’environnement avec une demi-journée de réflexion au Centre Molson. Le rapport est pour le moins ténu entre l'environnement et la réforme du curriculum. Plus encore, ce n’est pas un colloque au Centre Molson qui aidera à mieux maîtriser la réforme. "
Mme De Courcy dénonce également que la coalition Pallascio-Cadotte ait mobilisé les milieux dans une réflexion sur la pertinence d'ajouter des journées pédagogiques au calendrier. " Pendant que l'opération de consultation se déroulait, la CSDM et l'Alliance négociaient en effet une entente maintenant conclue. Autrement dit, on a demandé à des gens de s'arrêter à une question alors même que tout était joué à l’avance, derrière des portes closes. C'est là insulter les partenaires, notamment des parents bénévoles ", s’indigne la présidente du MÉMO.
Elle en prend pour preuve que, le 4 juin, dans le Bis, journal de l'Alliance, on y spécifie que " la détermination et l’utilisation des journées pédagogiques (…) implique qu’il ne peut être question d’une simple consultation pour les modifier mais plutôt d’une entente formelle entre l’employeur et le syndicat " et " il faut aussi préciser que ces dispositions s’appliquent pendant toute la durée de la convention et non, comme semble l’indiquer la proposition de la CSDM, pour la seule année prochaine. Ces dispositions s’appliquent également au secteur de la formation professionnelle et de la formation générale des adultes et tout changement devra aussi viser ces secteurs ".
Ce sont exactement ces mots qui constituent la résolution déposée pour donner suite à la " consultation " bidon qui a été menée auprès de l’ensemble des conseils d’établissement. Et pour confirmer qu’il s’agit bien là du résultat d’une entente négociée, la résolution précise " de demander au Service des ressources humaines de signer une entente sur l’accord de principe intervenu avec l’Alliance ".
" Ces données révèlent d’abord que la coalition au pourvoir à la CSDM s’en permet à cœur joie, de façon désorganisée, quand il s’agit des jours de classes. Allègrement, on propose de ne pas enseigner aux enfants, un jour, deux jours, trois jours… et de tenir des réunions sur les besoins en milieu défavorisé, la réforme scolaire, l'environnement. Tout devient prétexte à réduire le temps de classe. "
Selon la présidente du MÉMO " il faut affirmer et réaffirmer qu’un jour de classe est important, que les minutes d’enseignement et d’apprentissage sont toutes et chacune fort importantes. Notre Commission scolaire doit se battre, non pas pour réduire le temps de classe, mais pour valoriser le temps de classe, l’augmenter, témoigner à tous et chacun que le temps passé en classe en est un d’une formation exigeante, que l’on ne peut marchander ", de conclure Diane De Courcy.
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