
|
Problème
des unités préfabriquées Réaction de la commissaire d'Ahuntsic et présidente de la CSDM
Montréal, 10
octobre 2002.
—
C’est par voie de communiqué de presse que la présidente de
la Commission scolaire de Montréal et commissaire du quartier Ahuntsic
Est, a appris qu’une entente de principe était intervenue entre la CSDM
et le MEQ concernant le problème des unités préfabriquées. Diane De
Courcy déclare : «Le négociateur, Robert Cadotte, n’a pas daigné
consulter tous les commissaires de quartier, c’est une façon de
travailler pour le moins cavalière... Heureusement, au Conseil des
commissaires de mercredi dernier, les commissaires du MÉMO et moi avons
obtenu que les écoles touchées par cette entente aient leur mot à dire. »
La
présidente du MÉMO est très déçue par le sort que l’on réserve
notamment aux écoles Louis-Colin et Atelier dans Ahuntsic. Bien qu’elle
convienne aisément que l’entente règle plusieurs problèmes dans
d’autres quartiers, elle considère qu’il y a incompréhension totale
des besoins de ces deux écoles. Le
conseil d’établissement de l’école Louis-Colin,
depuis deux ans, a envisagé toutes les possibilités avant de
demander un agrandissement: location de maison, d’édifices à proximité,
rétrécissement du territoire et cela, appuyé par les administrateurs
locaux de la CSDM. Elle
indique que ce n’est pas avec gaieté de cœur que des unités préfabriquées
ont été installées mais, il fallait répondre aux besoins des élèves
et leur donner plus d’espace. «Une fois de plus, s’ils veulent encore
mettre de l’énergie, les citoyens et parents de la communauté éducative
de Louis-Colin devront démontrer et expliquer ce qui est une évidence... »
de déplorer la commissaire.
Concernant
l’école Atelier, madame De Courcy rappelle qu’il s’agit d’une école
alternative au modèle pédagogique unique bien implanté dans le quartier
et ce, depuis de nombreuses années. La commissaire considère que cette
école a le droit autant qu’une autre d’être dans des lieux physiques
répondant aux besoins des élèves. Il faut se rappeler, dit-elle, que
l’école loue des espaces dans le quartier afin de desservir adéquatement
les élèves. Elle juge que la négation du problème de manque de places
équivaut à une sévère rebuffade aux artisans de ce projet pédagogique
encore novateur et qui a inspiré la récente réforme en éducation.
Elle
compte rencontrer le plus rapidement possible les deux conseils d’établissement
afin de faire le point avec eux concernant la suite des événements. La décision
finale concernant une demande d’agrandissement pour ces deux écoles
sera prise à la fin décembre. –
30 –
© Mouvement pour une école moderne et ouverte - Tous droits réservés
|