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Commission scolaire de Montréal Le MÉMO fait adopter une importante résolution pour le développement de l’activité physique et du sport scolaire
Montréal, 25 avril 2002.
— C’est
par un vote unanime que les membres du conseil des commissaires de la
Commission scolaire de Montréal (CSDM) ont adopté hier, mercredi 24
avril 2002, une importante résolution engageant sérieusement la CSDM dans la promotion et le développement de l’activité physique et
du sport étudiant au niveau scolaire. « Rendre le sport accessible à tous, c’est
d ‘abord une question de volonté ! », avait plaidé la
commissaire Louise Mainville qui, à quelques jours de la Semaine de l’éducation
physique qui se tiendra du 6 au 10 mai 2002, pilotait cette proposition du
Mouvement pour une école moderne et ouverte (MÉMO). Selon le MÉMO, la situation en cette matière est
consternante actuellement à la CSDM, la plus importante commission
scolaire du Québec : une demi-tâche seulement de conseiller pédagogique
en éducation physique pour 75 000 élèves ;
60 minutes de cours d’éducation physique par semaine en moyenne au
primaire, incluant la théorie ; aucune ressource pour promouvoir le
sport étudiant autre que celles provenant de l’initiative héroïque de
certains enseignants et éducateurs physiques. Rappelons que la proposition - disponible sur
Internet en faisant le http://www.memo.qc.ca/conseil/propositions/CC-M-27-240402.htm
- , constate, à la suite de la publication de la Régie de la santé et
des services sociaux, l’état déplorable de la condition physique des
jeunes et propose une action rapide et concertée dans trois volets distincts :
l’éducation physique, le sport étudiant et les équipements sportifs. « La
Commission scolaire a la responsabilité d’encourager l’activité
physique et le sport, indique Louise Mainville. La sédentarité des
jeunes est devenue un problème de santé publique. Dans les milieux défavorisés,
c’est-à-dire pour près de 70% de nos élèves, le manque d’équipements
sportifs, leurs coûts ou encore les habitudes de vie font en sorte que
les jeunes sont peu actifs. Très
souvent, ce sont ces mêmes élèves qui ont des problèmes de santé et
de réussite scolaire. » Notons
que plusieurs représentants du monde de l’activité physique et du
sport étudiant s’étaient déplacés pour appuyer la proposition du MÉMO
et sont intervenus pour témoigner de sa pertinence. Mentionnons entre autres Gilles Laplante, de la Coalition des
médecins pour la justice sociale, faisant la promotion de l’éducation
physique et de la nutrition qui aura lieu du 13 au 27 mai ; Patrick
Parent, du mouvement par l’éducation physique (PEP) du secteur montréalais
de la Fédération des éducateurs et éducatrices physiques enseignants
du Québec (FÉÉPEQ), revendiquant 150 minutes d’éducation physique
par semaine pour les élèves ; le comité d’action EPS de Yves Potvin,
l’instigateur d’une pétition de 14 000 éducateurs et éducatrices
physiques à travers la province qui demande plus de temps
d’enseignement au cours d’éducation physique ; Jacques Richard, de
Kino-Québec, qui a vanté les mérites de la publication
Les enfants montréalais et l’activité physique à l’école ; et
Richard Lessard, de la direction de la santé publique de Montréal–Centre
de la Régie régionale de la santé et des services sociaux ; et
plusieurs enseignants d’éducation physique de Montréal et des régions
environnantes. « Tous ont contribué au succès de cet initiative du MÉMO. Nous tenons à les remercier chaleureusement pour leur appui et nous continuons nos revendications pour les jeunes de la CSDM et du Québec », de conclure la commissaire Louise Mainville. –
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