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Paul
Trottier se réjouit de l'entente sur les terrains de Radio-Canada
Montréal, le 17
février 2003. –
Le commissaire scolaire des
Faubourgs à la Commission scolaire de Montréal, M. Paul Trottier,
est très heureux de l’entente conclue entre le promoteur du projet
résidentiel sur les terrains de Radio-Canada, Le Groupe Le Versant,
et l’imposante coalition d’organismes ironiquement nommée L’autre
versant et dont font partie Paul Trottier lui-même, à titre d’élu
local, ainsi que son parti politique, le Mouvement pour une école
moderne et ouverte.
« Il est absolument nécessaire
que l’on conserve la mixité sociale de notre quartier, affirme Paul
Trottier, puisque c’est ce qui fait sa richesse. » Paul Trottier n’a
pas hésité à accepter l’invitation qui lui était faite de s’associer
à la Coalition puisque, pour lui, Radio-Canada avait une dette envers ce
quartier qu’on appelait autrefois Le Faubourg à m’lasse. Il faut
se rappeler qu’au moment de construire la tour de Radio-Canada ainsi que
l’autoroute Ville-Marie, des centaines de familles ont été déracinées et
une grande partie du secteur a été complètement défigurée par la démolition
de tout ce qui s’y trouvait : maisons, commerces, entreprises. « Il
n’est que justice que l’on redonne maintenant à ce quartier un peu de sa
couleur d’antan, ajoute le commissaire. »
Il faut maintenant souhaiter que ce
type de partenariat fasse école et amène d’autres « développeurs »
à tenir compte des familles à plus faible revenu dans leurs plans d’aménagement.
Pour le quartier des Faubourgs, cette nouvelle permettra que des familles
ayant des enfants d’âge scolaire puissent s’établir dans le centre de
Montréal (ce qu’elles peuvent de moins en moins faire compte tenu de la
hausse des prix des loyers) et permettre à leurs enfants de fréquenter les
écoles primaires et secondaire du quartier.
« Car, insiste Paul Trottier, il ne faut pas
oublier que la qualité de vie d’un quartier passe inéluctablement par le
refus de créer des ghettos pour gens riches et par le maintien de toutes ses
institutions, notamment les écoles. Et s’il n’y a plus d’enfants dans
le quartier...., il n’y a plus d’écoles! »
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