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Montréal,
23 juillet 2003. — Dans
une lettre adressée au président de la Fédération des
commissions scolaires du Québec (FCSQ), monsieur André Caron,
les commissaires du Mouvement pour une école moderne et ouverte
(MÉMO) de la Commission scolaire de Montréal (CSDM)
l’enjoignent à revenir à de meilleurs sentiments en faveur
des familles et à renoncer à l’augmentation de 1 ou 2 $
qu’il a suggérée au gouvernement pour compenser les
compressions budgétaires qui affectent les commissions
scolaires. De plus, ils demandent au président du comité exécutif
de la CSDM, qui contrôle la majorité au conseil des
commissaires, de convoquer une session spéciale afin que
le conseil des commissaires de la plus grosse commission
scolaire du Québec dénonce la position adoptée par la FCSQ et
invite les autres commissions scolaires à faire de même lors
de la consultation gouvernementale du mois d’août.
« La
proposition de la FCSQ de hausser les frais chargés aux
parents pour les services de garde
en milieu scolaire équivaut à un détournement de fonds et à
l'instauration de frais de scolarité déguisés », dénonce
la présidente du MÉMO, madame Diane de Courcy, qui demande la
convocation d’un Conseil des commissaires spécial pour que la
CSDM se dissocie de la proposition de la Fédération des
commissions scolaires.
« Les
services de garde doivent s'autofinancer. Si l'on doit faire de
ces services des institutions " à profits " et qu'on
utilise ces profits pour payer les services scolaires qui sont
censés être gratuits, on se retrouve à imposer une facture
aux parents pour payer l'école de leurs enfants. C’est
inadmissible ! », dénonce celle qui est aussi présidente
de la CSDM. « Il
pourrait être très significatif que le conseil des
commissaires de notre commission scolaire dise publiquement son
désaccord avec cette proposition de la Fédération ; cela
pourrait de fait susciter des réactions de la part d’autres
commissions scolaires.
Nous espérons que les membres de la coalition
accepteront de participer à une telle session spéciale :
les parents montréalais doivent pouvoir compter sur leur
commission scolaire pour empêcher qu’on vienne leur enlever 1
ou 2 $ par jour de leur portefeuille, soit de 180 $ à 360 $ par
année pour chaque enfant touché. »
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