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Abolition du Conseil scolaire de l'île de Montréal «Il faut adopter une approche sérieuse de concertation et de réflexion !» Afifa Maaninou Commissaire MÉMO à la CSDM et présidente du CSIM
Montréal,
26 septembre 2002. — Le mercredi 25 septembre, à la séance du Conseil
des commissaires de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), une
proposition de demande d’abolition du Conseil scolaire de l’île de Montréal
(CSIM) a été adoptée par la majorité au conseil formée par les membres du
Regroupement scolaire confessionnel et des commissaires indépendants.
Présidente du CSIM, la commissaire Afifa Maaninou, en son nom et celui
de l’équipe du Mouvement pour une école moderne et ouverte (MÉMO), a tenté
de convaincre les membres du Conseil des commissaires d’adopter une approche
de concertation et de réflexion sérieuse sur les avantages et inconvénients
d’une abolition. Voici sa
position: Le
Conseil scolaire a prouvé son utilité depuis sa création.
Mission accomplie de manière somme toute satisfaisante. Cela ne veut pas dire que ses mandats ne peuvent absolument
pas être couverts ou pris dans une structure différente. Encore
faudrait-il : 1- Démontrer
hors de tout doute que le changement ne sera pas l’occasion de remettre en
question les acquis des milieux défavorisés; 2- À condition que le
système de péréquation dont notre commission scolaire, la CSDM, est la
principale bénéficiaire ne soit remis en question; 3- À condition de démontrer
au-delà de tout doute que l’économie et la capacité d’initiative de nos
commissions scolaires de l’île de Montréal seront améliorées et non pas
anéanties par un palier de gouvernement, qui viendrait prendre en charge
plusieurs volets que nous gérons actuellement grâce au Conseil scolaire en
collaboration avec les commissions scolaires. « Le
projet de résolution déposé ne prend visiblement pas en compte la complexité
du dossier et la nécessité d’étudier beaucoup plus en profondeur les conséquences
et les impacts réels d’une éventuelle abolition du Conseil scolaire.
La demande de dissolution, au lieu d’être le résultat d’une
analyse comparative sérieuse des avantages et inconvénients de la situation
actuelle et de différents scénarios alternatifs possibles, apparaît comme
un prérequis dans l’esprit de son initiateur : «Il faut abolir le
Conseil et ensuite on verra». ça
semble être la démarche qui a présidé à l’élaboration de cette résolution. » Contre-proposition Le
MÉMO, a expliqué la commissaire Afifa Maaninou, propose une autre approche
que voici. Il s’agit d’une contre-proposition: Considérant
la perspective gouvernementale d’abolir le CSIM tel qu’il existe; Considérant
qu’il importe que les Montréalais s’expriment sur la pertinence de se
doter d’une instance de concertation entre les commissions scolaires de la
Ville; Considérant
qu’il y va de l’intérêt de tous que les commissions scolaires de la
Ville partagent une même perspective à ce sujet; Il
est proposé que le porte-parole officiel de la CSDM rencontre ses vis-à-vis
des autres commissions scolaires dans le but de développer des orientations
communes sur cet enjeu et qu’il fasse rapport au Conseil à sa prochaine réunion.
« Malheureusement, cette approche n’a
même pas été discutée », tient à préciser celle qui est aussi présidente
du Conseil scolaire. Concertation
et réflexion au CSIM Madame
Maaninou entend poursuivre avec les membres du CSIM sa démarche de
concertation et de réflexion en concertant sous peu les présidences des cinq
commissions scolaires et en analysant les études d’impacts préparées par
les administrateurs du Conseil scolaire. La
présidente du CSIM explique avoir été prévenue que différents scénarios
provenant du MEQ lui seront remis; elle
les analysera avec les membres de son Conseil.
Elle invitera aussi toutes les commissions scolaires de l’île de
Montréal à partager les informations que le Conseil scolaire possède sur
les avantages et les inconvénients d’une modification de structure;
le but étant de s’assurer que n’importe quel changement ou
maintien envisagé apporte un plus aux élèves montréalais. —
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