Communiqué
"DEUX JOURNÉES PÉDAGOGIQUES SUPPLÉMENTAIRES?
NON MERCI!"
Diane De Courcy
Présidente de la Commission scolaire de Montréal
Montréal, le 15 mai 2001.- La présidente de la Commission scolaire de Montréal, Mme Diane De Courcy, s’oppose catégoriquement à la proposition du commissaire Robert Cadotte à l’effet d’ajouter 2 journées pédagogiques supplémentaires au calendrier scolaire. Cette proposition sera soumise à la séance spéciale du Conseil des commissaires de la CSDM de mardi le 15 mai.
La proposition du commissaire Cadotte se veut une réponse aux besoins de perfectionnement du personnel enseignant par rapport à la réforme scolaire et à la surcharge de travail des directions d’école et du personnel enseignant. Or, selon la présidente de la Commission scolaire, les conseils d’établissement ont fait les adaptations à l’horaire qui permettent aux enseignants d’atteindre les objectifs visés. Elle fait référence à l’intégration de demi-journées de travail dans l’horaire scolaire et aux journées pédagogiques servant à étudier des éléments de la réforme. "Les équipes-écoles et les conseils d’établissement n’ont pas attendu que le commissaire Cadotte leur offre de couper des journées de classe; depuis plus d’un an, ils ont réussi à concevoir un calendrier scolaire qui offre aux enseignants des moments de rencontre pour s’approprier les orientations de la réforme".
"Plus encore, les enseignants disposent déjà de journées pédagogiques. M. Cadotte s’imagine-t-il que ceux-ci n’abordent pas la réforme lors de ces journées? que les enseignants utilisent les journées pédagogiques pour traiter d’enjeux secondaires? En prévoyant deux journées pédagogiques supplémentaires, M. Cadotte laisse entendre que les enseignants utilisent mal les journées dont ils disposent déjà" d’ajouter Madame Diane De Courcy.
La présidente de la Commission scolaire rappelle aussi que les parents vivent déjà des difficultés avec l’organisation scolaire actuelle. "Concilier travail et famille en tenant compte des journées pédagogiques, des entrées progressives, etc. c’est déjà énorme malgré l’accès généralisé au service de garde. Pourquoi faut-il encore embêter les parents?" de dire la présidente.
Enfin la présidente note l’évidente contradiction entre les orientations que semble privilégier le ministre de l’Éducation et la proposition de M. Cadotte "Au moment où le ministre de l’Éducation parle d’allonger la période de scolarisation, il est ridicule de sembler banaliser les journées de classe en transformant 2 journées en journées pédagogiques" de dire Mme De Courcy
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DES ÉCHOS DE CE COMMUNIQUÉ:
Éditorial: Encore des congés!
Paule des Rivières, LE DEVOIR, vendredi 18 mai 2001, page A8
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