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Vol. 2 - Nº 2 - Le lundi 22 septembre 2008

Me joindre - Votre commissaire scolaire

Vous pouvez me joindre par téléphone en composant le 514 596-7790. Vous pouvez également m’écrire à belangerda@csdm.qc.ca.

Plan « Réussir » et palmarès - Un numéro spécial de vos capsules d’information

On peut qualifier d’intense la dernière semaine sur le plan scolaire. Tout d’abord, mardi dernier, la présidente de la CSDM annonçait en conférence de presse le plan « Réussir » qui fait suite à une mobilisation de 10 000 personnes visant à soutenir la réussite éducative de nos élèves. Trois jours plus tard, c’est le Journal de Montréal et l’Institut Fraser qui publiait le palmarès des écoles secondaires du Québec. Vous trouverez ci-dessous des capsules d’information reliées à ces deux sujets qui, je l’espère, par les efforts de synthèse, vous permettront de mieux comprendre les enjeux et le positionnement de la CSDM.

La CSDM se mobilise pour la réussite - 10 000 personnes mettent la main à la pâte

Dans un contexte où plusieurs critiques ont été soulevées et ont suscitées des débats dans les médias ces dernières semaines, nous avons tenu une conférence de presse le mardi 16 septembre 2008 afin d’affirmer notre détermination et notre capacité à mieux faire réussir nos élèves.

« Dénigrer l’école publique, à Montréal, c’est dénigrer 100 000 élèves et 18 000 professionnels de l’éducation. Pour nous, cette position est inacceptable. Nous avançons de façon réaliste et concertée », a commenté la présidente de la CSDM, madame Diane De Courcy.

Cette dernière, accompagnée des dirigeants et des présidents des trois associations de cadres, soit l’Association montréalaise des directions d’établissement scolaire (AMDES), l’Association des cadres scolaires du Québec, section Montréal (ACSQ), l’Association des cadres de Montréal (ACM), et de la présidente du Comité central des parents, a présenté la « façon de faire CSDM » pour la réussite.

Nous avons rappelé que, alors que tout un chacun tente de cerner les raisons des difficultés de l’école publique, sans égard aux torts causés aux enfants, le Conseil des commissaires, reconnaissant qu’il y a des efforts à faire, a convié au cours des 18 derniers mois les artisans de l’école afin de trouver des solutions.

Plus de 10 000 personnes, soit des enseignants, des professionnels, des directions d’établissement et des parents, ont proposé des solutions pour améliorer la réussite des élèves, des solutions éprouvées à la fois par des spécialistes et par des gens travaillant sur le terrain, en plus de recommander des projets novateurs.

Cette démarche s’est amorcée en 2006-2007, lors du chantier sur l’école secondaire publique qui avait alors réuni parents et professionnels. Ont suivi, en 2007-2008, les réflexions sur l’enseignement du français, avec la participation d’enseignants du primaire et du secondaire et de professionnels, au cours de rencontres tenues dans les écoles.

En ce qui concerne l’organisation des services aux élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA), elle a fait l’objet de réflexions s’étalant sur deux journées, ainsi que de rencontres dans 200 écoles. Également, 200 éducateurs et 100 responsables des services de garde se sont réunis pendant deux journées d’échanges pour parler de leur mandat.

Enfin, en concertation avec les directions d’établissement, des mesures concrètes ont été définies afin de mieux informer les parents dans le cadre du renouveau pédagogique.

« Nous avançons en rangs serrés. Les consultations menées au sein de notre organisation et auprès des parents démontrent notre volonté et notre capacité à mieux faire réussir les élèves », a témoigné notre directeur général, monsieur Gilles Petitclerc.

Vers le plan « Réussir » - Huit grandes orientations

L’ensemble des moyens d’action, 221 au total, s’articule autour de huit grandes orientations pour soutenir la réussite des élèves et la persévérance scolaire. Ces moyens doivent être multiples, puisque l’école montréalaise présente des différences socioéconomiques et socioculturelles importantes. Chaque élève est unique et chaque établissement possède son identité propre.

Les directions d’établissement pourront y puiser des pistes de solution, selon leurs besoins. Les équipes-écoles et les parents choisiront les moyens les plus pertinents. Ceux-ci feront partie du plan de réussite de l’établissement et devront être accompagnés de cibles précises pour être évalués.

Relativement à la grande quantité de pistes de travail, les choix s’effectueront dès cet automne, afin d’établir des priorités, d’organiser les mesures à appliquer et les changements nécessaires. Ce sera l’occasion de définir des orientations concrètes devant mener à l’action.

La direction générale, à l’aide des directions d’établissement, dégagera les priorités qui s’appliqueront de façon séquentielle, à court, moyen et long terme.

Le Conseil des commissaires adoptera le plan « Réussir » en décembre 2008. La portée de ces actions pourra être mesurée d’ici à une période de 3 à 5 ans.

Mise en place du plan « Réussir » - Un financement éclairé

Certaines recommandations du plan « Réussir » s’articulent autour de pratiques qui existent déjà et ne nécessiteront aucun nouveau budget. D’autres solutions demanderont un choix budgétaire de la part de la CSDM, tandis que quelques-unes relèveront d’un financement du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS).

Les coûts de la réorganisation au sein de la CSDM ne devraient pas excéder 1 % de notre budget. Grâce à sa bonne santé financière, la CSDM a les moyens d’aller de l’avant. Cependant, elle aura besoin du financement du MELS pour offrir, sur tout son territoire, des classes de maternelle 4 ans (6,8 M $) et soutenir la reconnaissance des handicaps multiples qui devra faire l’objet de travaux additionnels.

Une somme de 1,4 million de dollars servira à compléter différents financements pour des programmes déjà en place et pour combler des besoins en personnel professionnel et technique.

Position de la CSDM - Palmarès des écoles secondaires

À la suite de la publication des palmarès des écoles secondaires du Journal de Montréal, voici la position de la Commission scolaire de Montréal (CSDM).

La CSDM ne nie pas que des problèmes de persévérance scolaire subsistent. Elle s’y attaque. Cette semaine, nous avons fait connaître notre plan « Réussir ». Ce plan est le résultat concret de consultations menées pendant 18 mois, auprès de 10 000 enseignants, professionnels, directions d’établissement et parents. Ils ont proposé 221 solutions pour améliorer la réussite des élèves.

Rappelons que les moyennes des résultats pour l’ensemble des épreuves de 2007-2008 sont les suivantes : CSDM (70,4 %) ; secteur public (71,4 %) ; secteur privé (80,4 %). L’écart entre le privé et la CSDM est de 10 %. Par sa mission, la CSDM doit scolariser l’ensemble des élèves qui lui sont confiés. On demande au réseau public de faire réussir les enfants en fonction de leur potentiel individuel alors que l’école privée sélectionne les meilleurs et tente ensuite de les faire réussir en fonction du niveau présumé qu’ils devraient pouvoir atteindre. L’école privée, qui profite pourtant d’un financement public de 60 %, se permet de laisser tomber des élèves en cours de route. Ceux-ci se tournent alors vers l’école publique qui a l’obligation de les accueillir. Deux réseaux, deux mandats.

On ne peut, non plus, comparer les écoles publiques entre elles. Chaque école est différente et dessert des quartiers différents et des populations distinctes. Dans certains quartiers et certaines écoles, le revenu familial annuel représente 60 000 $, tandis que pour d’autres écoles le revenu se situe à 17 000 $. À la CSDM, 42,4 % des élèves proviennent d’un milieu à faible revenu. C’est la proportion la plus élevée parmi toutes les commissions scolaires de l’île de Montréal. Les études démontrent d’ailleurs un lien étroit entre la défavorisation et les résultats scolaires.

Cet avis aux médias constitue la seule réaction de la CSDM à la publication des palmarès.

Appel à la solidarité - S’engager auprès de l’école publique pour l’améliorer

La grande majorité des enfants au Québec fréquentent, sans distinction, l’école publique, et ce, dès le préscolaire. Rappelons que c’est l’école primaire publique qui prépare presque tous les enfants du Québec à l’école secondaire, y compris ceux qui choisissent l’école privée.

De plus, l’école publique offre de la formation professionnelle, de la formation générale aux adultes, de la formation à distance assistée, de la francisation, des classes d’accueil, des classes pour élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage.

L’école publique représente l’école de la majorité, mais elle ne peut porter seule la responsabilité de la situation dans laquelle les enfants vivent. Il ne suffit pas de discourir ; il faut aussi s’engager auprès de l’école publique pour l’améliorer ; il ne faut pas l’abandonner. C’est pourquoi un appel à la solidarité est nécessaire ; il faut défendre non seulement l’école publique, mais surtout les enfants qui la fréquentent.

Également, comme société, nous devons reconnaître le rôle de ceux qui font l’école, tout particulièrement les enseignants. Ce sont eux qui se trouvent devant les élèves et qui leur transmettent la volonté de réussir et de persévérer. Il faut cesser de dénigrer le résultat de leur travail sans tenir compte du contexte dans lequel ils exercent leur profession.

Il faut aussi s’investir dans les instances de participation qu’offre l’école publique, notamment aux parents. Nous n’insisterons jamais trop sur la participation des parents aux assemblées générales des établissements, aux différents comités tels que l’organisme de participation des parents, les conseils d’établissement ou les comités de parents. En outre, l’école est ouverte aux représentants de la communauté, tant dans les conseils d’établissement que dans les comités de quartier.

Il faut s’informer, téléphoner au nouveau service Info-CSDM au 596-CSDM et visiter les écoles secondaires pendant les prochaines journées portes ouvertes qui auront lieu du 20 au 31 octobre. L’école publique nous appartient : il faut y croire, il faut y voir.

75 % de nos élèves de 6e année entrent au secondaire - Écoles publiques vs écoles privées

Nos différentes campagnes de promotion de l’école publique commencent à faire effet. Alors que depuis 2006 on constatait une baisse du taux de maintien de nos finissants de 6e année, seulement 69 % l’année dernière, voilà que nos prévisions indiquent que cette année, 75 % des 4584 élèves de la 6e année au primaire se sont inscrits en première du secondaire à l’une ou l’autre de nos écoles, soit 3417 élèves de plus que ce qui était prévu.

À noter que les calculs de notre Bureau de l’organisation scolaire excluent de ces données les élèves en classe d’accueil ainsi que les élèves handicapés et reconnus comme ayant des difficultés. Rappelons que notre campagne ciblait prioritairement le parent hésitant entre le choix d’une école secondaire privée et celui d’une école secondaire publique.

Liste d’envoi - Capsules d’information électronique

Si vous souhaitez me suggérer d’autres destinataires, cesser de recevoir ce bulletin, réagir au contenu ou encore me transmettre des renseignements pour que je les reprenne dans le prochain numéro, n’hésitez surtout pas à m’en faire part par retour de courriel.


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