Mouvement pour une École Moderne et Ouverte - MÉMO / On aime l'école...

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Rentrée scolaire 2005-2006 : Catherine Harel-Bourdon et Claude Champagne appellent la communauté à s’investir dans l’école du quartier

Montréal, le 31 août 2005. — En cette rentrée scolaire 2005-2006, les commissaires du Mouvement pour une école moderne et ouverte (MÉMO) de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) font appel à la communauté locale pour aider à soutenir la réussite éducative dans toutes les écoles publiques du secteur. « Quand on constate le nombre de parents et d’organismes qui s’engagent dans l’école et la volonté de cette dernière de les accueillir, nous observons une nette différence auprès de nos jeunes », de témoigner Catherine Harel-Bourdon et Claude Champagne.

« Notre commission scolaire a résolument pris le virage de l’école communautaire. Plusieurs expériences menées par la CSDM au primaire et au secondaire sont concluantes : cette approche contribue à la réussite des élèves, soutiennent-ils. Plusieurs partenariats ont été confirmés et d’autres vont l’être sous peu par le Regroupement administratif de la CSDM : contribution au financement du travail de rue mené par des maisons de jeunes, service de gardiennage aux enfants de l’ex-école Guybourg au CLAC de Guybourg, etc. »

L’équipe des élus du MÉMO à la CSDM entend également s’attarder très sérieusement à soutenir institutionnellement les initiatives locales de promotion de l’école publique tout en réalisant des actions ayant pour but de la faire connaître et de la valoriser. « Nous sommes fiers d’appartenir à la CSDM. Nous croyons important de passer à l’offensive parce que nous trouvons intolérable l’image de seconde classe véhiculée dans les médias. Même s’il est difficile de promouvoir l’école publique quand nos élèves sont eux-mêmes dénigrés, sans complaisance, nous referons cent fois les mises au point nécessaires pour que la population sache que nos écoles sont de bonnes écoles et que nos élèves, malgré certaines habitudes de vie qu’il faut interroger, sont remplis de belles promesses d’avenir. La CSDM est une formidable institution, un puissant levier de développement social ; il faut le dire haut et fort. »

Autre préoccupation de nos représentants au Conseil des commissaires de la CSDM pour l’année scolaire 2005-2006 : l’état des bibliothèques et l’aide aux devoirs. « Nul besoin d’épiloguer sur l’état lamentable des bibliothèques traditionnelles et sur la désuétude du parc informatique, reconnaissent Catherine Harel-Bourdon et Claude Champagne. Malgré un contexte budgétaire qui ne nous permet pas encore de nouveaux investissements d’envergure, nous avons décidé que la CSDM assumera la moitié de la facture dévolue au budget de l’école pour l’achat de livres. En plus de revitaliser nos bibliothèques, nous désirons que les élèves de la CSDM puissent profiter et découvrir la Grande Bibliothèque du Québec. Et nous verrons à faire d’autres gestes concrets, avec l’aide de partenaires montréalais. »

Pour ce qui est de l’aide aux devoirs, les commissaires entendent poursuivre les projets entamés l’an dernier dans leur quartier respectif en collaboration avec des bénévoles ou des organismes communautaires. À titre d’exemples, dans le quartier Tétreaultville, la Maison des familles de Mercier-Est a élaboré et instauré un service d’aide dans une demi- douzaine d’écoles du secteur afin de venir en aide aux élèves éprouvant des difficultés avec leurs devoirs. Dans le quartier Maisonneuve-Mercier, les écoles collaborent avec l’organisme Je passe partout.

Année charnière de la réforme et du renouveau pédagogique au secondaire, les élus scolaires souhaitent par ailleurs vivement que ces changements permettent véritablement l’ouverture des portes de la formation professionnelle aux jeunes. « Nous allons nous assurer que l’implantation graduelle du nouveau régime pédagogique se fera correctement. La faible proportion d’élèves de moins de 25 ans fréquentant le réseau de la formation professionnelle nous préoccupe. Il faut nous assurer que nos élèves au parcours moins sinueux se développement pleinement. »

Pour ce qui est de la décroissance de la population scolaire, les commissaires entendent poursuivre les travaux des comités de quartier qu’ils ont initiés en 2004-2005. « Ces discussions ont déjà permis de mettre sur la table des pistes de solutions aux problèmes de la décroissance ainsi que des voies novatrices de collaboration entre les écoles du quartier. Les décisions du Conseil des commissaires de la CSDM seront le fruit d’une pensée collective mature et réaliste. »

Finalement, face à « l’automne chaud » annoncé dans le cadre de la négociation nationale sur le renouvellement des conventions collectives, les commissaires tiennent à assurer les directions d’école et les parents qu’ils partagent le même désir de voir les employés syndiqués de la CSDM obtenir de meilleures conditions de travail et des salaires à la hauteur de l’importance de leur fonction. « Mais nous partageons aussi l’obligation de faire en sorte que ceci ne se fasse pas au détriment de nos élèves », concluent Claude Champagne et Catherine Harel-Bourdon.

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