Décroissance démographique : le concept d’école communautaire peut maintenant commencer à prendre forme dans le Sud-OuestMontréal, le 18 janvier 2006. — « Lors du Conseil des commissaires de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) du 21 décembre dernier, nous avons donné suite à la recommandation du conseil d’établissement de l’école Marie-de-l’Incarnation. Nous lui permettons donc de pouvoir partager ses espaces excédentaires, à compter du 1er juillet 2006, avec des centres d’éducation des adultes ou de formation professionnelle ou encore avec des partenaires externes. » Selon le commissaire du quartier scolaire Ville-Émard – Côte-Saint-Paul, monsieur Daniel Bélanger, cette solution, si elle s’avère, permettra de contrer les effets négatifs de la décroissance démographique en évitant la fermeture de l’école. « La cohabitation aidera à générer des revenus et, donc, d’augmenter les ressources offertes à l’école tout en l’ouvrant à la vie du quartier et en améliorant les services aux familles. Je tiens toutefois à spécifier que tout le défi est maintenant de trouver des partenariats. » Monsieur Bélanger indique que « le fait que nos écoles puissent partager leurs locaux avec des organismes proches de leur mission éducative, comme des organismes communautaires, des services de garde ou autres, est en parfaite adéquation avec le concept d’école communautaire du Mouvement pour une école moderne et ouverte (MÉMO), l’école qui est au centre de la vie sociale d’un quartier. C’est très positif pour notre quartier », assure-t-il. Le commissaire scolaire rappelle que, l’an dernier, suite au réveil brutal face à l’impact de la décroissance scolaire, les différentes communautés éducatives de Ville-Émard et de Côte Saint-Paul se sont mobilisées au sein du comité de quartier, à l’invitation du Conseil des commissaires de la CSDM. « Cela a permis de mieux comprendre les problèmes causés par cette décroissance et les impacts sur la qualité des écoles que fréquentent les enfants, puis d’identifier des pistes de solutions pour maintenir la qualité des services éducatifs tout en respectant la nécessaire équité entre toutes les écoles de la CSDM. » Son collègue du quartier Saint-Henri – Petite-Bourgogne – Pointe-Saint-Charles, monsieur Gérald Morel, se réjouit d’ailleurs que le Conseil des commissaires ait également résolu à l’unanimité de mettre en place un tel comité de quartier, notamment pour solutionner les problèmes de décroissance scolaire à l’école Ludger-Duvernay. « L’objectif est de réfléchir et de trouver des solutions durables à inscrire au Plan triennal 2007-2010 de la CSDM. Je suis convaincu que les gens de mon quartier seront très heureux de participer à ce comité et d’aborder le concept d’école communautaire voué au mieux-être des enfants et des familles du quartier », a tenu à témoigner l’élu du MÉMO. Monsieur Morel convie notamment les conseils d’établissement et les parents à réfléchir à la qualité des services offerts à la centaine d’élèves de l’annexe Charlevoix, mais aussi à ceux des élèves de l’école Ludger-Duvernay, à laquelle elle est rattachée, et à l’ensemble des élèves du quartier Saint-Henri – Petite-Bourgogne – Pointe Saint-Charles. « J’invite ce groupe de travail à soupeser les avantages et les inconvénients de différentes recommandations possibles, tels le maintien du point de service ou sa fermeture et son utilisation à d’autres fins utiles pour les familles du quartier. » Gérald Morel et Daniel Bélanger ont tenu à préciser que « ce n’est pas le petit nombre d’élèves dans une grande bâtisse qui pose problème, mais plutôt le fait que les coûts engendrés par un trop grand nombre d’écoles sous-utilisées empêchent la Commission scolaire d’investir là où ça compte vraiment, c’est-à-dire dans les services directs aux élèves. » — 30 — |