Diane De Courcy et André Gravel demandent au ministre fédéral de la Sécurité publique de ne plus envoyer de pédophiles au CCC MartineauMontréal, le 9 mai 2007. — Dans la foulée de l’affaire du récidiviste pédophile Clermont Bégin, les commissaires scolaires du secteur Ahuntsic ont été très surpris d’apprendre que le Centre correctionnel communautaire (CCC) Martineau, situé au 10345, rue Saint-Laurent, tout près d’une école primaire de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), accueillait chaque année un certain nombre de pédophiles. Selon madame Diane De Courcy, présidente de la CSDM, et monsieur André Gravel, vice-président du comité exécutif de la CSDM, il est inadmissible qu’une telle situation perdure. « La députée d’Ahuntsic, madame Maria Mourani, a tout notre appui afin d’exiger du ministre fédéral de la Sécurité publique qu’il fasse en sorte que, dès à présent, la clientèle du CCC Martineau soit sélectionnée en tenant compte du nombre d’établissements scolaires et de parcs à proximité. » « Nous comprenons fort bien les préoccupations des parents, poursuivent les élus du Mouvement pour une école moderne et ouverte (MÉMO), respectivement commissaires des quartiers scolaires Ahuntsic et Bordeaux-Ahuntsic. Nous sommes très sensibles à cette situation et à leur inquiétude qui s’est manifestée légitimement par une pétition. Mais pour un Clermont Bégin fort médiatisé, combien de pédophiles en réhabilitation se retrouvent incognito en transition dans notre quartier ? » Tout comme madame Mourani, les commissaires scolaires ne souhaitent pas la fermeture du Centre correctionnel communautaire, considéré comme un pénitencier à sécurité minimale permettant aux délinquants de faire la transition entre l’incarcération et la liberté totale. « Toutefois, la clientèle provenant des pénitenciers fédéraux doit être mieux identifiée, puisque, selon nos informations, le CCC Martineau peut accueillir toutes personnes en libération conditionnelle totale, en libération d’office, en placement extérieur ou en permission de sortie. Il faut que le ministre Stockwell Day sache et nous donne l’assurance que les prédateurs sexuels ne sont pas les bienvenus dans notre quartier, et cela même si on nous certifie qu’ils sont bien encadrés autant par l’institution que par les services de police », de conclure madame De Courcy et monsieur Gravel. — 30 — |