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Site Contrecoeur : la commissaire scolaire Catherine Harel-Bourdon dépose un mémoire et se fait entendre aux audiences publiques de l’OCPM

Montréal, le mercredi 1er août 2007. — Travaillant depuis quatre ans à trouver des solutions pour contrer la baisse démographique qui oblige les commissaires scolaires à faire preuve d’imagination pour éviter la fermeture d’écoles se retrouvant avec un seuil problématique d’élèves pour obtenir des services de premier niveau, Catherine Harel-Bourdon s’est fait entendre lors des audiences publiques portant sur le projet d’aménagement du site Contrecoeur dans l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

« À cette occasion, j’ai adressé plusieurs questions à la Société d’habitation et de développement de Montréal afin de connaître le nombre d’unités coopératives et communautaires comportant deux, trois et quatre chambres. Malheureusement, je n’ai pas encore reçu de réponses à mes interrogations à ce sujet », écrit-elle dans un mémoire qu’elle a par la suite déposé aux mêmes instances et qu’elle compte faire parvenir à la mairesse de l’arrondissement, le maire de Montréal ainsi que plusieurs autres personnes interpellées par le vieillissement de la population, la baisse du nombre de jeunes de 15 ans et moins dans le quartier ainsi que la migration des jeunes familles faute de places.

L’élue du Mouvement pour une école moderne et ouverte (MÉMO) et commissaire du quartier scolaire Tétreaultville de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) se dit grandement préoccupée par la question de la construction résidentielle de maisons et de logements sociaux familiaux. « Le nombre de terrains vacants étant limité dans le secteur, le projet de développement du site Contrecoeur redonne de l’espoir aux parents et au personnel des écoles du quartier. »

« L’aménagement de résidences et de logements sur ces terrains pourra, très certainement, donner un second souffle à notre quartier qui a grandement besoin d’un renouvellement de sa population. Les écoles primaires qui entourent ce projet domiciliaire vivent actuellement une chute importante de leur clientèle. L’école Saint-Justin accueillait en 2002-2003 plus de 553 élèves entre ses murs. Cette année, le nombre d’écoliers est de 462 élèves et les prévisions administratives pour 2007-2008 oscillent autour de 413 enfants. En cinq ans seulement, on parle d’une diminution d’environ 140 élèves. La seconde école primaire à proximité du site est l’école Philippe-Labarre. Cet établissement scolaire accueillait 235 élèves en 2002-2003. Au cours de la dernière année scolaire, l’école a dispensé le programme éducatif à 204 élèves. Les prévisions pour la prochaine rentrée indiquent que 196 élèves du territoire seront sur les bancs de l’école Philippe-Labarre. »

Madame Harel-Bourdon est catégorique : « Le coût lors de l’achat d’une maison dans le quartier, le prix des logements, le manque d’unités possédant plusieurs chambres pour accueillir des familles et l’attrait de la banlieue sont des facteurs importants face à cette diminution constante du nombre d’enfants. Pour la communauté scolaire du quartier, il est donc primordial que ce site prévoit un nombre important d’unités familiales. »

Par ailleurs, la commissaire scolaire, après examen du projet, constate que le terrain où les constructions sont prévues se divise en plusieurs îlots distincts : un secteur avec des bâtiments pour personnes âgées, un autre très dense avec des logements communautaires et coopératifs et d’autres secteurs avec des maisons unifamiliales que ce soient détachées ou en rangées. « Cette division me préoccupe grandement. Je souhaite que ce projet de développement privilégie le plus possible la mixité sociale. »

En terminant, Catherine Harel-Bourdon a tenu à parler d’aménagement urbain en termes de verdure, de parcs, de sport et de loisirs. « Les services actuels d’équipements de loisirs et de sports dans le quartier Mercier-Est doivent s’améliorer, étant donné la migration de plusieurs milliers de nouveaux résidents. Le manque de terrains de jeux et l’absence totale d’une piscine intérieure dans notre secteur sont des éléments importants à considérer. Pour avoir la chance d’accueillir et d’intégrer harmonieusement cette nouvelle population dans le quartier, il me semble évident que certains investissements devront être consentis afin de combler ces besoins importants autant pour les familles que les adolescents, mais aussi pour nos aînés. »

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