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Coûts des effets scolaires : Louise Mainville et les commissaires du MÉMO passent à l’action

Montréal, le mardi le 7 août 2007. — « Il faut encourager une consommation responsable et la réutilisation des effets scolaires. Des valeurs éducatives importantes ! » C’est en ces termes que la commissaire scolaire et membre du comité exécutif de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), madame Louise Mainville, a salué l’adoption en juin dernier, par le Conseil des commissaires de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), d’une Politique d’encadrement des frais demandés aux parents. Cette décision fait suite à une vaste consultation des parents, du personnel et d’organismes agissant avec les familles.

« La rentrée scolaire entraîne des coûts importants pour les parents et bon nombre d’entre eux voient arriver le début des classes avec inquiétude. Fort conscient de cette situation, le Conseil des commissaires a décidé d’accentuer son action », explique l’élue du quartier scolaire Saint-Louis – Mile End.

Cette politique a plusieurs volets, dont un sur le coût des effets scolaires. « Nous avons un objectif clair avec cette politique : réduire les coûts des effets demandés », commente-t-elle. « La nouvelle Politique d’encadrement des frais demandés aux parents met l’accent sur la modération, la réutilisation des effets scolaires, la qualité des effets scolaires et le soutien aux familles nombreuses ou en difficulté. »

Modération
« Dans la confection de la liste des effets scolaires demandés aux élèves, il faut faire preuve de modération, de dire Louise Mainville. Le matériel demandé sera le matériel requis, nécessaire, sans plus, et on visera son utilisation optimale. Interdiction par ailleurs de demander des frais pour l’achat de manuels scolaires, grammaires, dictionnaires ou de balles de tennis. »

Madame Mainville précise que les membres des conseils d’établissements des écoles qui doivent approuver ces listes ont été grandement sensibilisés à ce point. « Ils connaissent les situations budgétaires des familles. Notre politique privilégie le recours, quand cela est possible, à l’utilisation du matériel reproductible. L’objectif : une réduction du coût des effets sans sacrifier la qualité de l’enseignement. »

Réutilisation du matériel
La nouvelle politique vise aussi la réutilisation du matériel scolaire encore en bon état. « Cela est d’ailleurs clairement en cohérence avec le Plan vert de la CSDM », tient à préciser l’élue scolaire. « L’école et la Commission scolaire doivent soutenir un message positif face à la récupération. C’est normal, correct et décent de réutiliser son cartable bleu encore en bon état plutôt que de le jeter et d’en acheter un nouveau. C’est le gaspillage qui est honteux. Pas la réutilisation. »

Madame Mainville le sait : « Beaucoup de parents nous ont dit qu’il était difficile de « résister » aux pressions de leurs jeunes pour acheter du neuf. Minimalement, comme école, notre rôle est d’éviter de ne valoriser que le matériel neuf et clinquant et de valoriser plutôt la réutilisation du matériel. »

Les parents ont le choix des marques
« Lors de notre consultation, poursuit l’élu scolaire, les parents nous ont clairement indiqué aussi que, lorsque les listes scolaires exigeaient des marques précises, cela était abusif. En même temps, personne n’est gagnant si tous les feutres de la boîte sont secs après une semaine ou si un seul aiguisage d’un crayon à mine en avale les trois quarts. »

« Notre politique a choisi un bon équilibre : elle interdit l’obligation d’exiger une marque précise, mais elle permet aux enseignants, à titre indicatif, de suggérer des articles qui sont, selon leur expérience, de bons achats. » Avec ces informations en mains, les parents font ensuite leur choix de prendre telle ou telle marque. Cette décision leur revient tout comme celle de pouvoir acheter ces effets là où ils le souhaitent.

« Ce pouvoir redonné aux parents est un des grands acquis de cette politique, soutient Louise Mainville. Et il est plus que symbolique. Il dit aux parents : c’est vous qui êtes les mieux placés pour connaître votre budget, prendre vos décisions, faire des choix ; pas nous. »

Soutien aux familles nombreuses ou en difficulté
Le quatrième point de la politique relative aux effets scolaires a trait à la mise en place de mesures de soutien aux familles qui en auraient besoin. « Notre politique traduit un message de solidarité entre les familles. »

Cet objectif peut prendre différentes formes. Ainsi, dans une école, suite à une résolution du conseil d’établissement adoptée en juin dernier, « il a été décidé que pour les parents ayant 3 enfants ou plus à notre école, l’école défrayera le coût des cahiers d’activités du 3e enfant et des suivants. » Dans d’autres écoles, ce sera la création d’une sorte de fonds de solidarité pour soutenir financièrement certaines familles.

« Est-ce que cette politique donnera tous les résultats positifs attendus ? Nous, de l’équipe des commissaires scolaires du MÉMO, sommes confiants. Mais nous savons aussi que nous n’y arriverons que si, dans chaque établissement scolaire de la CSDM, parents et équipe-école partagent ces grands objectifs et ont ce souci de viser les coûts les plus bas. Cette politique vise d’ailleurs à harmoniser les différentes pratiques qui avaient cours dans nos établissements. »

Notons en terminant que la nouvelle Politique d’encadrement des frais demandés aux parents comporte également des actions et des orientations similaires quant au coût des activités parascolaires, sorties, services de garde et autres.

« Bien sûr, de conclure Louise Mainville, cette politique ne pourra pas, à elle seule, faire obstacle au formidable assaut de notre société de consommation qui cible directement nos jeunes. Comme institution d’enseignement qui accueillera sous peu plus de 70 000 jeunes du primaire et du secondaire, des jeunes provenant de familles avec des moyens variés, la CSDM se devait toutefois d’envoyer un message clair et cohérent. »

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